 | | Spécialité : sprint long / ½ fond court Membre des Kalenjins depuis : juillet 2006 Année de naissance : 1993 Lieu de résidence : Victoriaville
Portrait S’il est vrai que la course à pied peut être vue comme un parcours initiatique, comme une incomparable source de découverte de soi ou comme une école de cheminement personnel, alors Karianne a, au fil des années, marché sur cette voie pour en soulever bien des cailloux. Ce fut d’abord les pierres du manque de confiance en soi qu’il lui fallut transporter hors du sentier pour continuer à avancer. Ce n’est, en effet, pas facile de courir vite vers l’avant quand l’estime fait défaut et retiens la foulée. Puis, reconnaissance (auto) acquise, ce furent les autres qui emplirent soudain son périple jusque là quasi solitaire et renfermé. Apprenant gaiement à marcher accompagnée, Karianne –toujours curieuse et zététique- se buta avec heurt contre des structures, des façons de faire et des attitudes de l’athlétisme contraire à des valeurs en germe. Soulever les pierres de la nuance pour départager les fleurs de l’ortie n’est pas davantage aisé, reconnaissons-le. À travers tout ce temps, comme dans n’importe quel voyage, il faut parfois savoir apprivoiser l’extase et la légèreté de seulement être là où on est au moment où on s’y trouve et à d’autres moments hisser les voiles pour lutter contre les tempêtes dussent-elles venir de soi-même (de son corps ou de son esprit, si différence il y a pour le pèlerin ?) S’il y en a cependant une qui a mieux que quiconque appris à courir dans, au-dessus ou en-dessous de la douleur, c’est bien elle.
Aujourd’hui, plus que les médailles majeures ou mineures remportées ici et là en cours de route, ce qui importe est que Karianne soit apte à prendre la route, la piste ou la trail de façon à la fois ludique, compétitive, seule ou entourée des ses amis. Évidemment, un parcours initiatique ne se termine jamais. Ultima non datur (la dernière leçon ne se donne jamais), telle pourrait être la devise de son histoire. Pour en savoir les péripéties, il faut lire le livre au fur et à mesure qu’elle l’écrit… |