 | | Spécialité : sprint long / ½ fond court Membre des Kalenjins depuis : juillet 2006 Année de naissance : 1993 Lieu de résidence : Victoriaville
Portrait La première fois que l’entraîneur du club Kalenjins a entendu parler de Karianne Proulx, alors petite fille insécure toute de noire vêtue, voire un peu gothique et renfrognée, c’était dans les mots sincères du répondant régional pour les Jeux du Québec 2005. Celui-ci avait alors dit : « Karianne, c’est l’avenir du Centre-du-Québec en athlétisme ». Pourtant, peu avant, Karianne avait inscrit un « DNF » comme résultat à sa première course de 2000m. Était-il bien raisonnable de juger aussi favorablement une telle athlète ? Probablement.
Avec le temps, Karianne a changé (et peut-être plus d’une fois). Aujourd’hui plus confiante, joviale et ouverte, elle est celle qui parmi les filles du club Kalenjins pourrait le mieux témoigner de ce qu’est un plein effort physique (et même de la satisfaction à en tirer). Puis, elle est aussi de celles qui pourraient le mieux parler de ce que représente le fait de courir ou, à tout le moins, en traiter en y considérant les nombreuses facettes.
Tranquillement, Karianne se développe comme coureuse ainsi que comme athlète (deux choses différentes et intéressantes qui n’ont pas à vivre séparément, n’est-ce pas ?) Pour en venir à cela, il a fallu que depuis ses débuts en athlétisme (entre 2004 et 2005), Karianne traverse différents épisodes. Certains de ceux-ci ont été glorieux, telles ses médailles provinciales en cross-country et athlétisme, sa médaille inespérée aux Jeux du Québec en 2007 ou encore son inopinée qualification pour les Jeux de la Légion à l’été 2008. Par contre, certains moments ont été plus dramatiques ou critiques, telle en tout premier lieu cette double opération au genou faisant suite à une blessure de judo.
Finalement, aujourd’hui munie de tout ce bagage et de ce talent envisagé au fil du temps, Karianne est une de celles qui pourraient dans les prochaines années s’avérer une pionnière de l’athlétisme centricois. Elle pourrait un jour dépasser le « stade » de sa province, car comme d’autres, en dehors de l’athlétisme, Karianne ne regarde pas qu’à l’intérieur d’elle-même, mais rêve aussi au loin le regard tourné vers l’horizon. |